L'indemnité légale de licenciement : mode de calcul
Sauf licenciement pour faute grave ou lourde, tout salarié ayant au moins huit mois d'ancienneté a droit, à la rupture de son contrat, à une indemnité légale de licenciement. Elle se calcule sur la base du salaire de référence le plus favorable au salarié (moyenne des douze derniers mois, ou des trois derniers mois primes incluses).
Une convention collective ou un accord d'entreprise peut prévoir une indemnité conventionnelle plus favorable, qui se substitue alors à l'indemnité légale.
Le barème Macron : plancher et plafond des dommages et intérêts
Lorsque le licenciement est jugé sans cause réelle et sérieuse, l'article L. 1235-3 du Code du travail fixe un barème de dommages et intérêts, exprimé en mois de salaire brut et déterminé selon l'ancienneté du salarié : un plancher minimal et un plafond, ce dernier augmentant progressivement jusqu'à un maximum de vingt mois pour les plus fortes anciennetés.
Ce barème ne s'applique pas lorsque le licenciement est nul : c'est notamment le cas des licenciements discriminatoires, liés à un harcèlement moral ou fondés sur l'état de santé du salarié. Dans ces hypothèses, les dommages et intérêts sont librement fixés par le Conseil de prud'hommes, sans plafond légal, en fonction du préjudice réellement subi.
Le licenciement d'un cadre appelle-t-il une vigilance particulière ?
Le licenciement d'un salarié cadre présente souvent des enjeux propres : préavis plus long, clause de non-concurrence à activer ou à lever, rémunération variable à solder, convention de forfait en jours dont la validité peut elle-même être discutée. Les indemnités conventionnelles applicables aux cadres sont, par ailleurs, fréquemment plus favorables que le minimum légal.
Ces éléments méritent d'être vérifiés avant toute signature, qu'il s'agisse d'accepter les termes d'un licenciement ou de négocier une transaction.
Peut-on négocier une transaction après un licenciement ?
Une fois le licenciement notifié, employeur et salarié peuvent conclure une transaction : un accord écrit par lequel chacun consent des concessions réciproques pour mettre fin, définitivement, à tout litige né ou à naître sur la rupture du contrat.
Une transaction ne peut intervenir qu'après la notification du licenciement, jamais avant, sous peine de nullité. Elle suppose des concessions réelles de part et d'autre : une indemnité purement symbolique expose l'accord à être remis en cause. Sa rédaction mérite une attention particulière, car une transaction mal rédigée peut laisser subsister, ou au contraire éteindre par erreur, des droits auxquels vous ne pensiez pas renoncer.
Faut-il prendre un avocat pour un licenciement ?
Rien n'oblige, en droit, à se faire assister par un avocat pour un licenciement, que l'on soit salarié ou employeur. Dans les faits, pourtant, plusieurs éléments plaident pour un accompagnement, dès les premières étapes :
Se faire accompagner par un avocat licenciement dès la phase de l'entretien préalable, ou dès la réception d'une lettre de licenciement, permet d'anticiper les erreurs de procédure plutôt que de les corriger a posteriori.
Quel est le tarif d'un avocat pour un licenciement ?
Les honoraires d'un avocat en droit du travail ne sont pas fixés par un barème officiel : ils sont déterminés librement, en fonction de la complexité du dossier, du temps prévisible et du mode de facturation retenu (honoraire fixe, honoraire au temps passé, ou une combinaison incluant un honoraire de résultat en cas d'issue favorable). Cette information doit vous être communiquée avant toute intervention, généralement au moyen d'une convention d'honoraires écrite.
Deux dispositifs peuvent réduire ce coût :
Un premier échange permet, dans la plupart des cabinets, d'évaluer le dossier et d'obtenir une estimation avant tout engagement.
Devant quelle juridiction porter votre dossier de licenciement ?
À Tours et en Indre-et-Loire, la contestation d'un licenciement relève du Conseil de prud'hommes de Tours. En cas d'appel, le dossier est porté devant la cour d'appel d'Orléans, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement.
Le choix du conseil de prud'hommes compétent dépend, en principe, du lieu d'exécution du travail, ce qui peut avoir une incidence lorsque le salarié travaillait dans plusieurs établissements ou en télétravail. Mais les règles sont variées à ce sujet et Maître ALEXANDRE sécurisera la procédure.
STRATEM AVOCATS, votre avocat licenciement à Tours
Le cabinet STRATEM AVOCATS accompagne, à Tours et dans l'ensemble du ressort du Barreau de Tours, les salariés comme les employeurs confrontés à un licenciement : contestation d'un licenciement abusif, sécurisation d'une procédure économique, négociation d'une rupture conventionnelle ou d'une transaction.
Maître Marc Alexandre, avocat au Barreau de Tours, et son équipe, étudie votre dossier de licenciement et vous oriente vers la solution la plus adaptée à votre situation, qu'elle soit amiable ou contentieuse.
Pour évaluer votre dossier, contactez le cabinet STRATEM AVOCATS ou consultez nos pages dédiées à la rupture conventionnelle et au droit du travail à Tours.
Questions fréquentes sur le licenciement
Combien de temps ai-je pour contester un licenciement devant les prud'hommes ?
Le délai de prescription pour contester un licenciement est de douze mois à compter de sa notification (article L. 1471-1 du Code du travail). Passé ce délai, l'action est irrecevable, quel que soit le bien-fondé du dossier.
Mon employeur peut-il me licencier pendant un arrêt maladie ?
L'employeur ne peut pas invoquer la maladie elle-même comme motif de licenciement : ce serait une discrimination fondée sur l'état de santé, sanctionnée par la nullité. Il peut, dans des conditions strictement encadrées, licencier pour désorganisation de l'entreprise imposant un remplacement définitif, jamais pour le seul fait d'être malade.
Qu'est-ce que le solde de tout compte et puis-je le contester ?
Le solde de tout compte est le document par lequel l'employeur récapitule les sommes versées au salarié lors de la rupture du contrat. Il peut être dénoncé, pour les seules sommes qu'il mentionne, dans un délai de six mois suivant sa signature.
Puis-je refuser une modification de mon contrat de travail proposée par mon employeur ?
Oui, un salarié peut refuser une modification de son contrat de travail (rémunération, qualification, durée du travail…), à la différence d'un simple changement des conditions de travail. Ce refus peut conduire l'employeur à engager un licenciement, dont la cause réelle et sérieuse devra alors être démontrée.
Un licenciement notifié oralement ou par courriel est-il valable ?
Non. Le licenciement doit être notifié par lettre recommandée avec avis de réception énonçant le motif de la rupture. Une notification orale, par SMS ou par simple courriel prive le licenciement de cause réelle et sérieuse.
Quelle différence entre un licenciement et une rupture conventionnelle ?
Le licenciement est une décision unilatérale de l'employeur, qui doit reposer sur un motif réel et sérieux. La rupture conventionnelle résulte, à l'inverse, d'un accord commun entre l'employeur et le salarié, homologué par l'administration.